La société Marrons Imbert : d'Aubenas au Japon
Les Ardéchois à Paris pensent tout connaître. C’est parfois ce que leur reprochent ceux qui ne sont pas à Paris. Effectivement, nombreux sont ceux qui pensent tout connaître des marrons d’Ardèche parce qu’ils consomment la fameuse crème de marrons en tube, au célèbre bonhomme souriant fait en bogue de châtaigne.
Je fus de ceux-ci au motif que je savais que les marrons d’Ardèche ne sont pas des marrons mais des châtaignes et souvent ne provenant pas d’Ardèche mais d’Italie ou de Turquie. Convenons que rien n’est facile dans la vie et que tout est parfois compliqué en Ardèche et chez les Ardéchois surtout lorsqu’ils vivent à Paris !
Des produits d’exception à base de châtaignes
Il existe des marrons d’Ardèche d’exception : les Marrons Imbert que trop peu encore d’Ardéchois à Paris utilisent dans leur alimentation quotidienne ou de fête. Si les Ets Clément Faugier à Privas demeurent la référence bien connue en terme de crème de marrons, la SAS Marrons Imbert se distingue par l’excellence de ses produits, propre aux entreprises restées artisanales et familiales. Excellence des produits Marrons Imbert qui n’utilise que des châtaignes fraiches d’Ardèche et des régions de Naples et Turin. Marrons Imbert propose à la vente par correspondance ou dans sa boutique d’Aubenas ainsi que chez Angelina, rue de Rivoli et dans les trois magasins parisiens de la Mère de Famille :
- La purée de marrons, à associer à une volaille ou pour alléger un gâteau au chocolat,
- La crème de marrons, à manger à la petite cuillère, en cas de dépression,
- Les marrons glacés, à déguster en fermant les yeux,
- Les marrons au sirop, à arroser un soir entre amis, de vieux rhum à la façon d’Eric Frechon, meilleur ouvrier de France et ancien chef du restaurant Epicure de l’Hotel Bristol.
Une histoire d’aujourd’hui : une femme cheffe d’entreprise
La société Imbert a été créée en 1920, au sortir de la Grande Guerre par Gustave Imbert associé au pâtissier Contassot. Gustave Imbert est le grand père de notre ami Charley, membre de notre Amicale. Au décès de Gustave en 1950, son fils unique Maurice, alors procureur de la République à Privas et venant d’être nommé Président du Tribunal de Valence prit la suite de l’affaire. C’est sa petite- fille, Stéphanie Imbert qui décida en 1993, à peine âgée de 22 ans, de succéder à son grand-père Maurice et de poursuivre la tradition dans la qualité : de la châtaigne fraiche d’Ardèche, un peu de sucre roux et de vanille Bourbon et le tour est joué, dégustez ! Si les marrons glacés représentent 30 % du chiffre d’affaires, c’est la pâte qu’utilisent les pâtissiers pour fabriquer les monts-blancs par exemple (spécialité d’Angélina) qui constitue le plus gros volume des ventes. Les locaux de Marrons Imbert s’étendent sur 2000 m2 à Aubenas. L’entreprise compte 12 emplois permanents et jusqu’à 70 saisonniers pendant la période de production des marrons glacés de novembre a janvier. Stéphanie Imbert est mère de deux enfants et fille de nos amis Charley et Nanou Imbert, membres de notre Amicale. Elle appartient au groupe des « 60 qui font l’Ardèche » d’après l’Express. Elle a été nommée dans l’Ordre de la Légion d’honneur en juillet 2023, à la demande du ministre de l’Agriculture.
Une histoire de toujours : de l’Ardèche en Asie
Marrons Imbert rayonne bien au-delà de l’Ardèche jusqu’au Japon ! Si le grand-père Maurice Imbert avait démarché le marché nippon dès les années 1950, ce fut Alexandre Nogier, actionnaire et co-directeur chez Marrons Imbert qui, soutenant l’importateur des produits au Japon, eut le coup de foudre pour la vie nippone. Il n’eut aucun mal à valoriser les marrons Imbert auprès des hôtels et restaurants japonais et créa en 2011 la société Imbert Japan Kabushiki Kaisha. Après le tsunami de 2011, nul doute que la douceur des marrons Imbert contribua à la résilience des Japonais !
Béatrice Rigaud-Juré, Vice-Présidente
Marrons IMBERT 455 Chemin du Lac - BP 30109 - 07202 Aubenas Cedex
https://www.marrons-imbert.com/


