Les débuts de la Réforme en Vivarais (1517 – 1562 )

COLLOQUE

« Les débuts de la Réforme en Vivarais (1517-1562) »

organisé par « Mémoires d’Ardèche et temps présent »

et « Patrimoine huguenot d’Ardèche »

le samedi 14 octobre 2017

A  Chomérac

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Il y a 500 ans, le moine Martin Luther affichait, dit-on, sur la porte de l’église de Wittenberg ses « quatre-vingt-quinze thèses » qui, principalement, condamnaient la pratique des indulgences par l’Eglise catholique romaine. Le conflit avec la papauté, latent depuis plusieurs années, éclatait alors sur fond de relations diplomatiques difficiles avec les princes allemands. Il devait conduire à la fondation du protestantisme, d’abord sous la forme du « luthéranisme ».

Mémoire d’Ardèche et temps présent (MATP) et Patrimoine huguenot d’Ardèche ont souhaité apporter, par l’organisation d’une journée-débat, une contribution aux commémorations de cet important évènement, notamment pour ses suites en Vivarais.

C’est en effet très rapidement que les idées de Luther atteignirent notre province et la ville d’Annonay comme le démontre un document inédit retrouvé très récemment qui consiste en un « Procès en huguenotisme » intenté en 1533 à différents notables annonéens pour des faits remontant plusieurs années auparavant. Michel Barbe, professeur de philosophie, présentera ce document capital qui, par ailleurs, fera l’objet d’une édition de « Mémoires d’Ardèche et temps présent » dans sa version latine et dans sa traduction française.

Auparavant, Yves Krumenacker, professeur d’histoire moderne à l’Université Lyon III, étudiera le contexte politique, religieux et culturel, dans lequel évolue le moine réformateur. Un contexte particulièrement difficile sur le plan politique, et conflictuel, avec des acteurs qui s’appellent Charles Quint, jeune mais puissant, empereur en 1519, également le pape Léon X et les princes allemands.

La situation de l’Eglise catholique en Vivarais à l’arrivée de la Réforme complètera cette approche   contextuelle. Rappelons que le Vivarais d’alors est divisé et dépend de trois diocèses ecclésiastiques : Viviers, Valence et Vienne, ce dernier dirigé par un archevêque qui a autorité sur Annonay.

Mais le Vivarais protestant sera rapidement calviniste. Le pasteur Jorg Meuth, vice-président de Patrimoine Huguenot essaiera de fournir des clefs pour comprendre comment une grande partie du Vivarais a adhéré à la réforme calviniste.

Un débat permettra à chacun d’apporter des éléments dans un échange qui intéresse tout particulièrement l’histoire du Vivarais.

Mémoire d’Ardèche et Temps Présent                                                                          

 Notes prises au cours de cette journée par Béatrice RIGAUD-JURÉ.

 

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